Les écologistes fustigent le manque de sécurité des plateformes offshore

first_imgLes écologistes fustigent le manque de sécurité des plateformes offshore La fuite de la plateforme Elgin du groupe Total relance le débat sur la sécurité des forages offshore. Comme le constatent les écologistes, le désastre de la marée noire dans le golfe du Mexique n’a rien changé au mode d’exploitation du pétrole offshore. Les écologistes sont en colère. Malgré la catastrophe de 2010, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon du groupe BP, les règles de sécurité des exploitations d’hydrocarbures offshore n’ont toujours pas changé. “Bien que jugé à ce stade ‘minime’ quant à son impact sur l’environnement, ce nouvel accident conforte la position des écologistes à vouloir faire adopter un cadre réglementaire européen plus sévère pour ces activités à haut risque”, a indiqué Sandrine Bélier, députée européenne écologiste, dans un communiqué.À lire aussiDengue : symptômes, traitement, prévention, où en est-on ?Bien que le Parlement européen ait adopté en octobre 2011 un rapport sur le renforcement des règles d’exploitation offshore, la mer du Nord reste «une des zones les plus exposées en Europe à la pollution des grandes industries d’extraction et d’exploration pétrolière et gazière», rappelle l’eurodéputée. Les règles de sécurité «ne sont pas suffisamment fortes» et des puits de secours auraient dû être construits à côté des puits principaux, indique Anne Valette, chargée de campagne Energie chez Greenpeace.Greenpeace rappelle également les déclarations que Total avait faites en 2010 après la catastrophe dans le golfe du Mexique : le groupe s’était “targué d’avoir des installations sûres”. Finalement, comme le souligne l’association écologiste, Total ne vaut pas mieux que BP. Un point de vue partagé par l’association Robin des Bois qui a déclaré que Total «tient le même discours» et montre “la même impuissance” que BP.La fondation Surfrider, elle, livre des chiffres alarmants. “La fuite, dont se sont échappées 23 tonnes de gaz en 48 heures, a engendré un nuage visible à 11 km à la ronde. Une nappe d’hydrocarbures d’environ 12 kilomètre carrés s’est formée autour de l’installation”, rapporte 20minutes.fr. La fondation précise que “le gaz échappé de la plateforme comporte une forte proportion de sulfure d’hydrogène et de dioxyde de carbone qui le rend très inflammable et toxique”.Le 29 mars 2012 à 19:00 • Maxime Lambertlast_img

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